TEMOIGNAGES

La vie d’aidant auprès d’un malade atteint de la maladie d’Alzheimer n’est pas de tout repos.

Dans un moment de déprime, j’ai poussé la porte de l’APAMA, j’y ai rencontré des gens à l’écoute, qui souffrent, qui ont souffert, soit par la perte d’un proche, soit par la séparation de la personne aimée dans un centre spécialisé.

Lors des rencontres deux fois par mois, j’ai apprécié les conseils d’une psychothérapeute à nous remonter le moral.  En plus, ce sont des moments conviviaux qui permettent de briser la solitude.

Il ne faut pas avoir honte d’avoir quelqu’un atteint par cette maladie, mais faire savoir autour de nous que cette structure existe.

AUGUSTE


Mon mari était touché par la maladie d’Alzheimer depuis déjà quelques années. Le poids de ce lourd fardeau commençait à beaucoup peser sur mes épaules. Bien sûr, mes enfants et petits-enfants étaient au courant et me soutenaient de leur côté, mais je sentais le besoin de pouvoir en parler avec d’autres personnes se trouvant dans la même situation.

Un jour, une de mes petites-filles m’a dit ” ma petite mamie, il faut que tu te fasses aider en rentrant dans une association, tu ne pourras pas tenir le coup toute seule”. Je connaissais déjà de nom l’APAMA, mais je remettais toujours l’idée d’en franchir le seuil. Ma petite-fille ayant un peu insisté, je lui ai dit “demain je téléphone” et c’est ce que j’ai fait.

Maintenant mon mari est décédé, mais je fais toujours partie de l’APAMA et tant que je le pourrais, car à l’association cela m’apporte soutien et amitié.

ROLLANDE


S’occuper d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer est  psychologiquement difficile pour le conjoint. Trouver les gestes et les mots justes, c’est souvent épuisant et pas toujours facile, l’ayant moi-même vécu. Le besoin de soutien et dialogue se fait sentir. L’écoute, le parler sans tabou, l’échange, le respect des uns et des autres, le lien très fort est ce que j’ai trouvé au sein de l’APAMA  et je leur dis merci.

                                                                                                                                                                                                                                   JEANNINE


Mon mari étant atteint de la maladie d’Alzheimer. Un jour, nous avons osé franchir tous les deux la porte de l’APAMA. Ce ne fut pas chose facile car on prend conscience que l’on a besoin d’aide pour accompagner son conjoint et pour accepter la maladie.

Pour l’Aidé, des exercices de mémoire et des activités manuelles sont proposés pour stimuler l’autonomie. Pour l’Aidant, c’est l’occasion de rencontrer d’autres personnes vivant la même situation, d’échanger sur des thèmes variés et de s’accorder un temps de répit.

Aujourd’hui, mon conjoint a intégré un établissement. Je continue à aller avec plaisir à l’APAMA pour y passer d’agréables moments et j’encourage les familles à rejoindre cette association.

FRANCINE